En 2011, Hubert Auriol fêtera un anniversaire, celui de sa première victoire sur deux roues au guidon de sa BMW GS sur la plage de Dakar. Trente ans plus tard, cet amoureux de l’Afrique s’est fixé comme objectif de rejoindre, une nouvelle fois, les rives du Lac Rose. Un engagement sportif mais aussi des motivations plus profondes partagées avec son ami et navigateur Jean-Paul Forthomme.Pas question de course à l’armement, le véhicule est un RMA, petit buggy fabriqué par Jean-paul Reparat, à la fois puissant, léger, et plaisant à piloter. Un véhicule d’avenir compte tenu de ses coûts d’exploitation réduits et du contexte économique actuel.Rejoindre Dakar le 9 janvier prochain sera l’occasion de remettre un don substantiel à l’association « La Chaîne de l’Espoir » (De Keten van de Hoop) en Belgique. Il permettra de contribuer à l’équipement du centre orthopédique pour les enfants (animé par le Docteur Fall), un des projets majeurs dont l’association s’occupe à Dakar au Sénégal.
Notre projet a pu voir le jour grâce à la mobilisation de bon nombre de personnes autour de nous et en particulier grâce à l’engagement à nos côtés de la société Vision IT Group (Groupe de conseil et d’expertises aux entreprises à travers l’utilisation de technologies innovantes) qui a été très sensible à la dimension humaine de cette opération.
Une nouvelle aventure et surtout une motivation sans faille pour mener à bien notre projet…»
Saint CYPRIEN > ALMERIA
Etape 1 – 28 décembre 2011
Les concurrents assisteront à un briefing général le mardi 27décembre, et devront ensuite rejoindre le port espagnol d’Almeria, où ils embarqueront le 28 décembre au soir sur le Ferry, direction Nador au Maroc.liaison : 1018km
NADOR > TARDA
Etape 2 – 29 décembre 2011
Liaison : 239 km – ES 1 : 269 km – Liaison : 112 km : Total 622 km
A la sortie du bateau au petit matin, les concurrents effectueront une liaison de près de 240 km sur une route ouverte comportant beaucoup de trafic. Un bon exercice de concentration avant de s’élancer dans la première spéciale de cette édition 2012 de l’AFRICA ECO RACE®. Un secteur chronométré qui s’annonce difficile pour une entrée en matière, surtout durant les 40 premiers kilomètres effectués sur une piste détériorée par les récentes pluies et comportant des effondrements, des crevasses et de nombreuses déviations. Le tracé s’améliorera ensuite jusqu’à mi-parcours. Moins exigeante en navigation, la 2ème partie de la spéciale sera très belle puisque les concurrents retrouveront une piste large et rapide sur 40 km qui deviendra ensuite très étroite au cœur de paysages magnifiques. Même si cette première spéciale sera la plus courte du Rallye, elle constituera tout de même une mise en jambes plutôt exigeante.
Cette deuxième étape, composée d’une minuscule liaison et de 375 km de spéciale, ne posera pas de problème particulier en termes de pilotage, mais elle sera en revanche beaucoup plus exigeante au niveau de la navigation et ce, sur la totalité du tracé. Ainsi, à mi-parcours, il sera très important de bien suivre les nombreux changements de caps pour trouver une piste unique dans une vallée, sous peine de perdre pas mal de temps. Malgré cela, les pistes seront globalement bonnes avec toutefois quelques parties délicates et quelques dunes avant l’arrivée au bivouac.
MAHMID > ASSA
Etape 4 – 31 décembre 2011
Après le petit déjeuner, les concurrents attaqueront directement par des dunes. Elles seront petites mais techniques avant de conduire les véhicules sur une piste tracée dans le sable mou, puis rocailleuse jusqu’à l’Erg de Chegaga qui s’étend sur 25 km. Le premier vrai cordon de dunes de l’AFRICA ECO RACE® 2012 où il faudra veiller aux pressions des pneus sous peine d’y passer un peu de temps. Après avoir fait parler la puissance de leurs moteurs sur »l’autoroute » que constitue le Lac Iriki, les concurrents retrouveront pour le reste de la spéciale de belles pistes alternant des terrains rocailleux ou sablonneux et des portions roulantes ou techniques. Un vrai aperçu de ce que l’on trouve en Rallye Raid. Cette troisième spéciale sera la plus longue des cinq étapes tracées au Maroc mais on ne devrait pas arriver trop tard pour le réveillonES 3 : 414 km | Total : 414km
ASSA > AS SAKN
Etape 5 – 1er janvier 2012
Liaison : 10 km – ES 4 : 290 km – Liaison : 15 km | Total : 315 km
La première moitié de cette spéciale dans le grand sud Marocain sera composée de lits d’oueds parfois très cassés, voire trialisants et de nombreux lacs à sec dont un immense à mi-parcours. Il conviendra de bien contourner ce lac qui pourrait être mou. Ensuite, les concurrents retrouveront quelques portions très rapides puis des pistes rocailleuses mais agréables jusqu’à l’arrivée jugée à As Sakn. Une étape dans la pure tradition des pistes marocaines qui ne devrait toutefois pas poser trop de problème.
AS SAKN > DAHKLA
Etape 6 – 2 janvier 2012
Une étape que René METGE affectionne tout particulièrement puisqu’elle comporte beaucoup de navigation. Les navigateurs vont donc être mis à contribution pour s’y retrouver. Tout d’abord avec un hors-piste pas évident dans les herbes, au cœur d’un grand oued. Ensuite, en plein désert… des travaux. Au milieu du désert, le Maroc construit des routes. Enfin, sur une petite piste rocailleuse entre les dunettes peu avant la spectaculaire dépression de l’Oued Hamra où, après une descente impressionnante, il ne sera pas évident de trouver la bonne piste pour en sortir et filer jusqu’au CP où les concurrents passeront sous le tapis qui transporte le phosphate jusqu’à Laayoune. A partir de là, la configuration de terrain changera énormément et ce sont alors les pilotes qui devront s’employer, tout d’abord sur des pistes rapides puis dans les 10 derniers kilomètres très rocailleux pour éviter les crevaisons. Après l’arrivée, il leur restera encore 350 km avant de rejoindre le bivouac de Dakhla planté au bord de l’Océan Atlantique.ES 5 : 376 km – Liaison : 348 km | Total : 724 km
Journée de repos / passage frontière
Une journée de repos bien méritée, histoire de réviser à fond les mécaniques et de retaper les organismes. Ce sera aussi l’occasion d’effectuer une liaison de 381 km pour passer la frontière entre le Maroc et la Mauritanie et arriver jusqu’au bivouac de Boulanouar.
BOULANOUAR > AKJOUTJ
Etape 8 – 4 janvier 2012
Ce sera la première des étapes Mauritaniennes, toutes plus passionnantes les unes que les autres. Le départ se fera en ligne pour les motos. Un départ spectaculaire pour une spéciale qui s’annonce très rapide et relativement longue. Les concurrents longeront la ligne de chemin de fer qui relie Zouerat à Nouakchott, utilisée notamment pour le transport des minerais de fer. Le tracé du jour comportera aussi quelques portions hors-piste assez faciles. Mais il y aura surtout 45 km horribles pour lesquels, René METGE sait déjà que les concurrents vont le maudire. Une portion composée d’un mélange de dunes et d’herbes à chameaux où il faudra être patient et prudent pour ne pas s’épuiser. Après ce passage considéré comme le plus difficile de l’épreuve, il faudra regonfler les pneus pour le reste du tracé qui ne sera alors qu’une formalité jusqu’à la fin de la spéciale.ES 6 : 425 km – Liaison : 9 km | Total : 434km
Cette boucle d’Akjoujt sera la plus belle étape du rallye puisque dominée par le sable et les dunes avec toutefois quelques parties très rocailleuses. La navigation sera prépondérante car les traces s’effaceront rapidement sur le sol et les pilotes n’auront pas le droit à l’erreur, notamment dans les nombreux oueds particulièrement ensablés cette année. Au programme du jour, le franchissement de cinq passes dont celle de Hnouk où les concurrents se sentiront tout petits. Ceux qui croyaient tout connaitre du désert mauritanien risquent d’être agréablement surpris.
AKJOUTJ > TENADI
Etape 10 – 6 janvier 2012
Cette spéciale en plein cœur de la Mauritanie est la plus longue de l’AFRICA ECO RACE® 2012. Ce sera aussi une des plus belles et celle comportant le plus de sable et de franchissements de dunes. Les concurrents avaient demandé de durcir un peu l’épreuve : ils vont être servis. Toutefois, une grande piste rapide sur près de 200 km permettra de récupérer entre les difficultés et de se régaler au niveau du pilotage. Cette dernière étape, 100 % Mauritanienne, sera aussi, à n’en pas douter, la plus intéressante sur le plan sportif.ES 8 : 448 km | Total : 448km
Sur cette avant dernière étape du rallye, les concurrents trouveront encore du sable et des dunes. Notamment dans la première partie de la spéciale, pas évidente puisqu’il s’agira d’une alternance de dunes à franchir et de plaines herbeuses. La suite sera composée d’une grande piste sablonneuse slalomant entre les dunettes qui conduira les véhicules jusqu’à un deuxième tronçon de dunes et de plaines. La fin du parcours sera parfois roulant mais il faudra rester vigilant jusqu’au bout pour ne pas commettre d’erreur à la veille de l’arrivée. La prudence sera encore de mise sur la liaison vers Kebemer sur une route très encombrée jusqu’à Nouakchott, puis fréquentée par de nombreux animaux, y compris au Sénégal. L’arrivée au bivouac planté sous les baobabs sera une véritable délivrance pour tous.
KEBEMER >DAKAR
Etape 12 – 8 janvier 2012
La récompense de tous les efforts fournis pendant près de deux semaines… le Lac Rose !liaison : 131km | SS : 23km | liaison : 41km | Total : 195km
Un grand moment de joie intense pour tous ceux qui auront su déjouer les pièges d’une course au long cours. Après quelques kilomètres bien agréables sur la plage qui longe l’Océan Atlantique, l’arrivée et le podium célèbreront les lauréats et les rescapés de cette quatrième édition de l’AFRICA ECO RACE®.






















